Les recettes de la méthanisation



Les revenus liés au traitement de déchets

          Dans le cas où l'exploitant d'une unité de méthanisation accepte des déchets organiques extérieurs issus d'une industrie agro-alimentaire, il devient au regard de la législation française le détenteur final chargé de leur élimination. A ce titre, l'exploitant de l'unité peut après négociation commerciale être ou non indemnisé pour cette activité.

Injection de biométhane dans le réseau de gaz

L’injection de biométhane est possible dans le réseau de distribution ou de transport de gaz naturel depuis Novembre 2011. Cependant, le biométhane doit respecter un certain nombre de conditions pour être accepté par le fournisseur d’énergie.
A la sortie du digesteur, le biogaz est majoritairement constitué de méthane (CH4~50%) et de CO2, mais il contient aussi de traces de H2O, H2S, siloxanes, N2, O2, NH3, plus ou moins importantes en fonction des matières dégradées.
 
Pour devenir du biométhane, il doit donc être épuré jusqu’à respecter des limites hautes et basses concernant : le PCS, l’indice de Wobbe, sa densité, les concentrations en H2S+COS, CO2, O2, le point de rosée eau, les teneurs en THT, CO, H2, NH3, mercaptans, souffre total, mercure, fluors totaux, chlore totaux.
 
Il existe plusieurs procédés d’épuration du biogaz : l’adsorption (PSA, charbon actif…), l’absorption par l’eau (lavages à l’eau ou aux amines, HC liquides…), la séparation membranaire et la cryogénie.
 
Quel que soit le procédé, chaque traitement comprend au moins les trois étapes suivantes :
  • La décarbonation, qui enlève le CO2
  • La désulfuration, qui enlève le H2S
  • La déshydratation, qui enlève l’eau
 
Après avoir été épuré, le biogaz réputé conforme aux spécifications du gaz naturel est appelé biométhane. Il contient alors plus de 97% de méthane. Pour être injecté, il est acheminé jusqu’au poste d’injection acheté, installé et maintenu par l'opérateur de réseaux concerné ou le (les) prestataire(s) ayant gagné l’appel d’offre en vigueur.
 
Dans ce poste, ont lieu quatre étapes :
  • L’odorisation permet de donner au biométhane l’odeur caractéristique du gaz naturel et ainsi assurer la sécurité des usagers
  • Le contrôle de la qualité du biométhane permet de vérifier la conformité de ses caractéristiques physico-chimiques aux prescriptions techniques en vigueur
  • La régulation de la pression permet au biométhane d’être prioritaire pour pénétrer dans le réseau
  • Le comptage permet de connaître les volumes de biométhane injectés (ou non) dans le réseau
Les tarifs d’achat du biométhane injecté (hors coefficient d’indexation annuelle) se composent d’un tarif de base comprise entre 6,4 et 9,5 c€/kWh selon la taille de l’installation, auquel peut s’ajouter une prime calculée en fonction de la nature des matières traitées par méthanisation (« intrants ») utilisés. Cette prime est comprise entre 2 et 3 c€/kWh si les intrants sont composés exclusivement de déchets ou de produits issus de l’agriculture ou de l’agro-industrie. Elle est de 0,5 c€/kWh si les intrants sont exclusivement composés de déchets ménagers et varie entre 0,1 et 3,9 c€/kWh pour des intrants composés de boues de station de traitement des eaux usées. Lorsque les intrants sont « mélangés » (codigestion), la prime est pondérée, calculée au prorata des quantités d’intrants utilisés par l’installation.
 

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